Une nouvelle saison de haut vol pour Mad Men mais pas forcément un season final démentiel pour autant, d'où la note mesurée (sur l'ensemble je suis à 17 de moyenne). A la limite cette conclusion se revendique plus comme un récapitulatif qu'un pont vers une nouvelle attente, avec révélations, dénouements, vrais cliffs, etc...
Si on ne retrouve pas tous les personnages (nouvelle absence fracassante de Betty avec qui on aura pris nos distances) on passe en revue les points forts et les malédictions de chacun. Ca fait un peu redite dans les situations, donc c'est parfois ennuyeux. Définitivement Pete file un mauvais coton, à la limite de l'effritement, sans doute le cas le plus inquiétant. Pas de grosses surprises ou révélations côté Peggy dans sa nouvelle vie, même si sa rencontre complice avec Don fait plaisir. Joan reste un peu en retrait, en mode protection, bien que s'affirmant dans ses nouvelles fonctions. Sur l'ensemble du casting on a une gravité qui semble se faire plus pesante alors qu'on quitte un âge d'or insouciant du consumérisme et qu'on se dirige vers une époque matérialiste encore plus radicale, plus déshumanisée. Les personnages prennent aussi de la bouteille, accumulant donc les cicatrices.
Si Don s'est un peu rangé des voitures et des paillettes, il conserve néanmoins le haut du pavé, le contrôle du volant. La conclusion est très drôle avec la musique de James Bond. Il relâche un peu ce combat contre sa nature profonde un peu erratique, à l'image de cette dent dont il finit par se résigner à se séparer pour en finir avec la douleur (punition?). Selon les conseils de sa belle mère il cédera au caprice de Megan pour fluidifier sa situation conjugale. Il sait que les remèdes faciles sont illusoires, mais il est bon de se simplifier la vie, même quand ce n'est pas possible. Un chèque à la femme de Pryce n'ôte pas le sentiment de culpabilité, ça demande beaucoup plus de force pour composer avec cette amertume. Et Don possède cette nonchalance pour passer outre, ne pas se faire écraser sous le poids des regrets. Pas évident que cette faculté pour la distanciation lui permette de repartir dans les aventures d'un soir, comme le suggère le final. C'est sa vraie nature, mais ça reste insatisfaisant pour lui, incomplet dans la résultante.
Donc Mad Men reste ce bijou de série étincelant. Il y a toujours cette finesse dans l'écriture, une vraie classe dans la mise en scène, des acteurs fantastiques. Je garderai vraiment en mémoire l'épisode centré sur Pete (5ème) qui aura été le sommet de la saison, mais tout est au dessus du lot sinon. aMC peut être fier, la réputation de la chaîne sur les séries est maintenue au top.
"Not every little girl gets to do what they want. The world cannot support that many ballerinas."
Si on ne retrouve pas tous les personnages (nouvelle absence fracassante de Betty avec qui on aura pris nos distances) on passe en revue les points forts et les malédictions de chacun. Ca fait un peu redite dans les situations, donc c'est parfois ennuyeux. Définitivement Pete file un mauvais coton, à la limite de l'effritement, sans doute le cas le plus inquiétant. Pas de grosses surprises ou révélations côté Peggy dans sa nouvelle vie, même si sa rencontre complice avec Don fait plaisir. Joan reste un peu en retrait, en mode protection, bien que s'affirmant dans ses nouvelles fonctions. Sur l'ensemble du casting on a une gravité qui semble se faire plus pesante alors qu'on quitte un âge d'or insouciant du consumérisme et qu'on se dirige vers une époque matérialiste encore plus radicale, plus déshumanisée. Les personnages prennent aussi de la bouteille, accumulant donc les cicatrices.
Si Don s'est un peu rangé des voitures et des paillettes, il conserve néanmoins le haut du pavé, le contrôle du volant. La conclusion est très drôle avec la musique de James Bond. Il relâche un peu ce combat contre sa nature profonde un peu erratique, à l'image de cette dent dont il finit par se résigner à se séparer pour en finir avec la douleur (punition?). Selon les conseils de sa belle mère il cédera au caprice de Megan pour fluidifier sa situation conjugale. Il sait que les remèdes faciles sont illusoires, mais il est bon de se simplifier la vie, même quand ce n'est pas possible. Un chèque à la femme de Pryce n'ôte pas le sentiment de culpabilité, ça demande beaucoup plus de force pour composer avec cette amertume. Et Don possède cette nonchalance pour passer outre, ne pas se faire écraser sous le poids des regrets. Pas évident que cette faculté pour la distanciation lui permette de repartir dans les aventures d'un soir, comme le suggère le final. C'est sa vraie nature, mais ça reste insatisfaisant pour lui, incomplet dans la résultante.
Donc Mad Men reste ce bijou de série étincelant. Il y a toujours cette finesse dans l'écriture, une vraie classe dans la mise en scène, des acteurs fantastiques. Je garderai vraiment en mémoire l'épisode centré sur Pete (5ème) qui aura été le sommet de la saison, mais tout est au dessus du lot sinon. aMC peut être fier, la réputation de la chaîne sur les séries est maintenue au top.
"Not every little girl gets to do what they want. The world cannot support that many ballerinas."















