Fiche Ça Chapitre 2:

jorgio 12/09/19 11:03 1     Partager sur Facebook
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Note moyenne de cet épisode: 14.0 / 20 (1)
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14.0

Critique qui ne veut pas de ballons

Un film globalement satisfaisant mais dont les nombreux petits défauts perturbent à l'expérience.

Ce qui saute le plus aux yeux est la caractérisation très inégale des personnages principaux.
Les grands perdants de ce "Club des Losers" sont Beverly, Ben, Mike et Stan.
Le fait qu'aucun d'eux ne portent en soi un bagage suffisant (ou cohérent) d'informations sur leur vécu entre les parties 1 et 2 en font des personnages pas spécialement intéressants, n'évoluant pas pendant les 2h50 et dont leur sort pourrait laisser de marbre.
Le personnage de Beverly est le plus frustrant.
Des compléments d'informations sur son passé d'enfant apportés dans cette partie 2, très pertinents (et très malsains), accompagnant la présentation de son personnage en version adulte, sont en incohérence avec l'ensemble de ses actions durant une grande majorité du film.
Pourquoi présenter une femme au caractère fort alors que tous les éléments transmis incitent le spectateur à penser qu'elle est fragile et dévorée par la culpabilité.
Le choix du casting peut être mis en question: Jessica Chastain est une excellente actrice mais qui, depuis quelques années, excelle dans des rôles de femmes fortes correspondant à son moi du quotidien (Miss Sloane, Molly's Game...) et est une beauté à tendance froide (pouvant rendre très chaud) là où une actrice au caractère plus doux aurait été plus en adéquation entre son jeu et ce qui lui est demandé de jouer.
Si comparaison doit être faite rien qu'une fois, la Beverly du téléfilm de 1990, campée par Annette O'Toole, était une merveille de fragilité qui, au fil des épreuves, allait parvenir à puiser en elle des ressources insoupçonnées lui permettant de devenir la femme qu'elle rêvait d'être.

Les personnages de Bill, Richie et Eddie sont mieux lotis du fait de leurs solides assises issues la première partie.
Un petit bémol est à poser sur l'acteur Bill Hader (Richie), accueilli par une pluie de superlatifs pour sa prestation. Certes, l'acteur joue juste mais a surtout l'opportunité de se démarquer grâce à un personnage bien écrit, chargé d'apporter la légèreté nécessaire du comic-relief à un scénario d'horreur. Un véritable aspirateur à sympathie des spectateurs.
Mais il faut avouer que les scènes où il apparait sont un régal. En effet, il est jouissif de le voir, au détour d'une scène déchirante, tenir un compagnon dans ses bras, le suppliant de ne pas succomber à ses blessures et que ce dernier, dans un râle d'agonie un peu trop théâtral et pouvant faire poindre un doute sur sa sincérité dans la tête du spectateur, chuchote dans un silence glacial: "J'ai baisé ta mère !".

Et une des plus grande force du film réside ici.
Cette magnifique amitié entre ces "losers" ponctuée de punchlines bien trempées. L'humour est très présent dans le film et le rire est sincère: certaines scènes font éclater de rire à s'en taper sur les cuisses.
Stephen King est un écrivain génialissime capable de pondre des histoires pouvant donner de véritables nausées tout comme écrire de magnifiques récits d'amitiés: The Shawshank Redemption, It... Certaines de ces histoires sont un terrain fertile au bien être et cette partie 2, sur cet aspect, n'y déroge pas.

Une excellente idée que le deuxième acte du film mettra à mal en prenant le partie de séparer les personnages, amoindrissant de ce fait la qualité de l'ensemble, découpé en saynètes où le spectateur peut perdre son attention lorsque le focus est braqué sur un personnage moins attachant à ses yeux.

Quid des antagonistes ?

Le personnage d'Henri Bowers fait aussi partie des victimes d'un script décidément maladroit. Le fou supposé être le bras droit du clown, s'avère plus être un bras cassé tant son impact maléfique sur la bande est minime.

Ça, sous sa forme de clown, est bien mieux traité que dans la 1e partie.
Pour cette seconde itération, Andrés Muschietti choisi de ne pas barbouiller sa créature de trucages numériques et de faire confiance à l'excellent Bill Skarsgård qui signe une partition tout en perversité faisant s'interroger sur le temps d'attention qu'accorde les enfants à ce clown, victime d'écoulements salivaires et de gargouillements du ventre dès qu'il en voit un.
Ses multiples transformations sont toutes impressionnantes conférant au film un bestiaire que n'aurait pas renié Guillermo Del Toro. A cela s'ajoute un hommage bien senti à l'incroyable The Thing de 1982 réalisé par (Big) John Carpenter, au détour d'une scène qui en fera trembler plus d'un.

Malheureusement, l'horreur peut céder à l'horrible. La faute à certains effets spéciaux de conservation de la juvénilité des acteurs, à l'âge où le corps se transforme, complètement ratés, rendant le visage des personnages de Ben et Richie difformes. N'est pas Marvel qui veut.

Un ensemble positif ponctué d'un grand nombre de petits défauts qui emmène le spectateur à un dernier acte en demi-teinte, sorte de redite de celui de la partie 1 avec plus de budget.


Pour résumer, Ça 2 est un film très divertissant mais souvent bancal.
Un film qui aurait pu être excellent si les scénaristes avaient été un peu moins flemmard.




déçu, c'est gentil !!! par Tim53 Network de Tim53 07:51 le 14/09/2019

déçu, c'est gentil !!!

C'est la première fois que je vois deux films moins bon que deux téléfilms,

C'est la démonstration que parfois des remakes avec des acteurs confirmés et des effets spéciaux plus conséquents ne servent à rien si la magie n'est pas présente.

Tous le coté émotionnel présent dans les téléfilms joué par des acteurs peu connus mais qui nous ont pris au tripe par la justesse des situations et la naïveté des sentiments de l'enfance (y a du goonies içi) a complètement disparu dans les deux films.

Je n'ai jamais réussi à m'attacher ni aux acteurs enfants, ni aux acteurs adultes.

Il y a bien sur le clown Pennywise et c'est là qu'on se tend compte que le jeu d'acteur (Tim Curry) surpasse tous les maquillage du monde et tous les effets spéciaux les plus réussi ...

Peut être que c'est la nostalgie qui parle mais je vais revoir avec plaisir la version télé de 1990 en essayant d'oublier ma séance de cinéma au plus vite..

Ps: je me souviens de cette scène ou "Jonathan Brandis " demande de l'aide aux autres enfants afin de vaincre Pennywise, une vrai justesse de l'expression des émotions adolescentes brutes et sans filtre.

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