Marty al Gaib.
Un film librement inspiré de la vie de Marty Reisman qui je l'avoue était un trou dans la raquette de ping pong de mes connaissances.
D'après ce que j'ai compris on est quand même pas sur du biopic pur et dur et quand on voit le monceau d'ennuis qui lui tombent sur le paletot, on ne peut qu'espérer que tout cela a été accentué pour les besoins de la narration.
Pour résumer, Marty est le galérien originel. Déjà on sort de la seconde guerre mondiale et pour la communauté juive, on a vu plus faste comme période mais en plus sa mère est le cliché de la mère juive hypocondriaque, il fait un sport qui n'est pour l'instant pas reconnu et il ne lui arrive que des merdes. En même temps il cherche un peu : arriviste, magouilleur, menteur, manipulateur, arrogant, bref un personnage qui va poursuivre une destinée qui se dérobe à lui et qui ne trouvera la rédemption qu'à la force de sa conviction et une fois un de ses buts atteints.
Le film est beau, la BO plus que sympathique (anachronique bien souvent cependant) et les acteurs sont bons, Paltrow et Chalamet en tête.
Oscar-worthy? Pas forcément selon moi car j'ai trouvé que Chalamet avait quand même un autre flow à la fin de Dune. Rien que physiquement, mon dieu qu'il est gringalet (après, je crois que c'était une spécificité de Reisman).
Alors pourquoi une telle note? C'est trop long. On a compris c'est un poissard et il lui serait arrivé le tiers de tout ce qui se passe que le message aurait été le même.
Un film librement inspiré de la vie de Marty Reisman qui je l'avoue était un trou dans la raquette de ping pong de mes connaissances.
D'après ce que j'ai compris on est quand même pas sur du biopic pur et dur et quand on voit le monceau d'ennuis qui lui tombent sur le paletot, on ne peut qu'espérer que tout cela a été accentué pour les besoins de la narration.
Pour résumer, Marty est le galérien originel. Déjà on sort de la seconde guerre mondiale et pour la communauté juive, on a vu plus faste comme période mais en plus sa mère est le cliché de la mère juive hypocondriaque, il fait un sport qui n'est pour l'instant pas reconnu et il ne lui arrive que des merdes. En même temps il cherche un peu : arriviste, magouilleur, menteur, manipulateur, arrogant, bref un personnage qui va poursuivre une destinée qui se dérobe à lui et qui ne trouvera la rédemption qu'à la force de sa conviction et une fois un de ses buts atteints.
Le film est beau, la BO plus que sympathique (anachronique bien souvent cependant) et les acteurs sont bons, Paltrow et Chalamet en tête.
Oscar-worthy? Pas forcément selon moi car j'ai trouvé que Chalamet avait quand même un autre flow à la fin de Dune. Rien que physiquement, mon dieu qu'il est gringalet (après, je crois que c'était une spécificité de Reisman).
Alors pourquoi une telle note? C'est trop long. On a compris c'est un poissard et il lui serait arrivé le tiers de tout ce qui se passe que le message aurait été le même.
Décidément Josh Safdie adore les morts de faim, ces personnages sur la balance prêts à tout pour s'en sortir, quitte à s'affranchir des règles premières de la moralité et à flirter avec les pires des embrouilles. Aussi ce Marty Chalamet prétendant champion de ping pong a des airs de famille avec l'affairiste Howard Ratner qu'interprétait Adam Sandler dans Uncut Gems ou avec le petit délinquant désespéré Connie joué par Robert Pattinson dans l'épatant Good Time du même réalisateur.
Avec un personnage principal peu avenant, qui se distingue autant par son habilité à la raquette qu'à sa faculté à embobiner sans vergogne n'importe qui pour tirer son épingle du jeu, la grosse performance du film réside dans le fait de nous donner envie de voir Marty Mauser franchir malgré tout tous les obstacles, dont certains qu'il se creuse lui même sous les pieds. D'un côté il y a une rage de vaincre chez le personnage qui le pousse à marcher aussi bien sur ses adversaires que sur ceux qu'il semble affectionner, de l'autre le monde est dur, ne fait pas de cadeaux et le gars a quand même le cuir solide. J'étais malgré tout heureux à la fin qu'il n'embrasse pas le cochon. Mais était-ce vraiment un aboutissement? Il semble ensuite devoir se ranger, la conclusion est politiquement correcte mais laisse un brin sur sa faim. On ne sait pas s'il a fini par faire carrière, comme le joueur (Marty Reisman) qui a inspiré (librement de toute évidence) le rôle. A certains moments j'ai trouvé énorme que Marty ne finisse pas en taule, il fait quand même péter une station service en étant clairement identifié. Je pense qu'on privilégie surtout le débit dans les enchainements de revers à la vraisemblance.
Chalamet en tout cas s'en sort bien avec l'arrogance de ce Marty prêt à tout. Ca renvoie un peu à du Tom Cruise dans The Color of Money ou Paul Newman en version jeune de Eddie Felson dans The Hustler. Bien aimé la prestation de Gwyneth Paltrow en actrice mure. On a même des seconds rôles improbables comme Abel Ferrara en vieux truand. Marty Supreme est très abouti techniquement avec une très belle photo de Darius Khondji qui nous refait un peu le coup des contre jours extérieurs de Se7ven. Du bon boulot qui n'est pas destiné à ennuyer les gens...
Avec un personnage principal peu avenant, qui se distingue autant par son habilité à la raquette qu'à sa faculté à embobiner sans vergogne n'importe qui pour tirer son épingle du jeu, la grosse performance du film réside dans le fait de nous donner envie de voir Marty Mauser franchir malgré tout tous les obstacles, dont certains qu'il se creuse lui même sous les pieds. D'un côté il y a une rage de vaincre chez le personnage qui le pousse à marcher aussi bien sur ses adversaires que sur ceux qu'il semble affectionner, de l'autre le monde est dur, ne fait pas de cadeaux et le gars a quand même le cuir solide. J'étais malgré tout heureux à la fin qu'il n'embrasse pas le cochon. Mais était-ce vraiment un aboutissement? Il semble ensuite devoir se ranger, la conclusion est politiquement correcte mais laisse un brin sur sa faim. On ne sait pas s'il a fini par faire carrière, comme le joueur (Marty Reisman) qui a inspiré (librement de toute évidence) le rôle. A certains moments j'ai trouvé énorme que Marty ne finisse pas en taule, il fait quand même péter une station service en étant clairement identifié. Je pense qu'on privilégie surtout le débit dans les enchainements de revers à la vraisemblance.
Chalamet en tout cas s'en sort bien avec l'arrogance de ce Marty prêt à tout. Ca renvoie un peu à du Tom Cruise dans The Color of Money ou Paul Newman en version jeune de Eddie Felson dans The Hustler. Bien aimé la prestation de Gwyneth Paltrow en actrice mure. On a même des seconds rôles improbables comme Abel Ferrara en vieux truand. Marty Supreme est très abouti techniquement avec une très belle photo de Darius Khondji qui nous refait un peu le coup des contre jours extérieurs de Se7ven. Du bon boulot qui n'est pas destiné à ennuyer les gens...














