Décidément Josh Safdie adore les morts de faim, ces personnages sur la balance prêts à tout pour s'en sortir, quitte à s'affranchir des règles premières de la moralité et à flirter avec les pires des embrouilles. Aussi ce Marty Chalamet prétendant champion de ping pong a des airs de famille avec l'affairiste Howard Ratner qu'interprétait Adam Sandler dans Uncut Gems ou avec le petit délinquant désespéré Connie joué par Robert Pattinson dans l'épatant Good Time du même réalisateur.
Avec un personnage principal peu avenant, qui se distingue autant par son habilité à la raquette qu'à sa faculté à embobiner sans vergogne n'importe qui pour tirer son épingle du jeu, la grosse performance du film réside dans le fait de nous donner envie de voir Marty Mauser franchir malgré tout tous les obstacles, dont certains qu'il se creuse lui même sous les pieds. D'un côté il y a une rage de vaincre chez le personnage qui le pousse à marcher aussi bien sur ses adversaires que sur ceux qu'il semble affectionner, de l'autre le monde est dur, ne fait pas de cadeaux et le gars a quand même le cuir solide. J'étais malgré tout heureux à la fin qu'il n'embrasse pas le cochon. Mais était-ce vraiment un aboutissement? Il semble ensuite devoir se ranger, la conclusion est politiquement correcte mais laisse un brin sur sa faim. On ne sait pas s'il a fini par faire carrière, comme le joueur (Marty Reisman) qui a inspiré (librement de toute évidence) le rôle. A certains moments j'ai trouvé énorme que Marty ne finisse pas en taule, il fait quand même péter une station service en étant clairement identifié. Je pense qu'on privilégie surtout le débit dans les enchainements de revers à la vraisemblance.
Chalamet en tout cas s'en sort bien avec l'arrogance de ce Marty prêt à tout. Ca renvoie un peu à du Tom Cruise dans The Color of Money ou Paul Newman en version jeune de Eddie Felson dans The Hustler. Bien aimé la prestation de Gwyneth Paltrow en actrice mure. On a même des seconds rôles improbables comme Abel Ferrara en vieux truand. Marty Supreme est très abouti techniquement avec une très belle photo de Darius Khondji qui nous refait un peu le coup des contre jours extérieurs de Se7ven. Du bon boulot qui n'est pas destiné à ennuyer les gens...
Avec un personnage principal peu avenant, qui se distingue autant par son habilité à la raquette qu'à sa faculté à embobiner sans vergogne n'importe qui pour tirer son épingle du jeu, la grosse performance du film réside dans le fait de nous donner envie de voir Marty Mauser franchir malgré tout tous les obstacles, dont certains qu'il se creuse lui même sous les pieds. D'un côté il y a une rage de vaincre chez le personnage qui le pousse à marcher aussi bien sur ses adversaires que sur ceux qu'il semble affectionner, de l'autre le monde est dur, ne fait pas de cadeaux et le gars a quand même le cuir solide. J'étais malgré tout heureux à la fin qu'il n'embrasse pas le cochon. Mais était-ce vraiment un aboutissement? Il semble ensuite devoir se ranger, la conclusion est politiquement correcte mais laisse un brin sur sa faim. On ne sait pas s'il a fini par faire carrière, comme le joueur (Marty Reisman) qui a inspiré (librement de toute évidence) le rôle. A certains moments j'ai trouvé énorme que Marty ne finisse pas en taule, il fait quand même péter une station service en étant clairement identifié. Je pense qu'on privilégie surtout le débit dans les enchainements de revers à la vraisemblance.
Chalamet en tout cas s'en sort bien avec l'arrogance de ce Marty prêt à tout. Ca renvoie un peu à du Tom Cruise dans The Color of Money ou Paul Newman en version jeune de Eddie Felson dans The Hustler. Bien aimé la prestation de Gwyneth Paltrow en actrice mure. On a même des seconds rôles improbables comme Abel Ferrara en vieux truand. Marty Supreme est très abouti techniquement avec une très belle photo de Darius Khondji qui nous refait un peu le coup des contre jours extérieurs de Se7ven. Du bon boulot qui n'est pas destiné à ennuyer les gens...














